Les organes

Les organes

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Parties intégrantes d’une proie et donc de l’alimentation crue, les organes doivent figurer dans la gamelle de votre animal.


Définition et classification
En cuisine, les abats ou la triperie sont les parties comestibles d’un animal de boucherie en dehors de la viande. Sont inclus dans les abats tous les organes et certaines parties de l’animal comme la joue, la langue, les pieds, la tête, la queue, les oreilles.
Or dans le domaine de l’alimentation crue, tous les pays n’ont pas la même classification. On lit souvent que tel ou tel organe est un abat musculaire, or ce terme n’existe pas en anatomie.
Outre Manche, Outre Atlantique et en Australie, pour classer les abats la question suivante est posée : est ce un organe qui sécrète ou qui filtre ? Si la réponse est non l’abat est classé dans la catégorie viande.  La différence se situe au niveau des termes et d’une distinction que nous ne faisons pas en langue française : viande musculaire (muscle meat) ou viande d’organe (organ meat).

Après plusieurs années à suivre les classifications anglophones, nous avons fait le choix de suivre le modèle de la proie et donc son anatomie.

 

Les organes
Ils représentent une partie importante d’un animal. Si l’on devait établir une moyenne à partir de différentes proies (rongeurs, lagomorphes, oiseaux et grands mammifères), on obtiendrait environ les proportions suivantes :

  • 50 % muscle
  • 16 % peau (à questionner, voir les sources plus bas)
  • 12 % os (avec une particularité pour les petits rongeurs qui sont la raison pour laquelle les chats ont moins d’os)
  • 10 % système digestif (intestins et estomac compris) et on peut monter jusqu’à 20 % chez les ruminants
  • 3 % poumons
  • 2 % foie (jusqu’à 7 % pour le lapin)
  • 2 % cervelle
  • 1 % cœur
  • 0,5 % reins (rognons)
  • et moins de 0,5 % pour la rate, le pancréas, les yeux, les testicules, la prostate / vessie, les glandes mammaires, l’utérus et les ovaires.

 

Quantité

Dans le cadre du Prey Model, nous recommandons 20 % d’organes dans la ration quotidienne, car c’est à peu près ce qu’ils représentent à l’intérieur d’une proie.

Ces 20 % se répartissent ainsi :

  • 5 % de foie
  • 15 % d’un mélange de trois autres organes, soit 5 % de chacun, à choisir parmi ceux présentés dans l’illustration ci-dessus.

 

Le foie est particulièrement riche en certains nutriments, notamment en vitamine A et en cuivre. Il est donc important de veiller à ne pas donner trop en donner, car votre animal risquerait de développer une hypervitaminose A, qui serait néfaste pour sa santé.. Source 

Il est également important de clarifier une idée reçue selon laquelle le foie pourrait libérer des toxines dans l’organisme de votre animal. Il contribue à leur élimination et ne les stocke pas, à quelques exceptions près, comme certains métaux lourds.

Le foie est une source importante de vitamine A, indispensable à la santé de votre animal. Cependant, un apport excessif et prolongé peut entraîner une hypervitaminose A. C’est pourquoi nous recommandons de limiter le foie à 5 % de la ration.

Pour varier les apports nutritionnels, nous vous conseillons d’utiliser au moins trois foies d’espèces animales différentes et d’alterner également les autres organes.

 

 

 

 

 

 

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