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Les séniors et le cru

Quand notre animal prend de l’âge, on s’interroge sur ses besoins alimentaires et s’il faut adapter les gamelles en conséquence.

A quel moment un animal devient il sénior ?

Voici un tableau qui donne l’équivalence de l’âge des chiens et chats en âge humain. J’ai toujours entendu dire que pour calculer l’équivalent de l’âge d’un chien ou d’un chat en âge humain il fallait multiplier par 7. Ce calcul viendrait des années 50 où l’espérance moyenne de vie d’un homme était de 70 ans et celle d’un chien de 10 ans. Ce ratio 7:1 pourrait ainsi s’expliquer.

De nos jours les calculs ont évolué et on se fie plus à la race et la taille du chien pour estimer l’âge auquel il est considéré comme “vieux”.

L’American Kennel Club fait une distinction encore plus précise selon les tailles de chiens

 

Les besoins nutritionnels

Si vous êtes familier de ce blog, vous savez que nous ne nous basons pas sur des formules mathématiques pour nourrir nos animaux. Vous ne serez donc pas étonné de ne pas trouver de quantité minimale requise pour nourrir vos animaux âgés, que ce soit pour les protéines, le calcium, et encore moins les calories.
Toutefois pour ceux d’entre vous qui sont intéressés par ces minimas et les calculs, vous trouverez en bas de l’article dans le paragraphe plus d’infos, de quoi satisfaire votre curiosité.

De manière générale, le métabolisme et les fonctions des organes des chiens et chats ont tendance à décliner avec l’âge, particulièrement la fonction rénale. Et les recommandations émises par le NRC ou l’AAFCO et suivis par la FEDIAF en Europe, tiennent surtout compte des animaux souffrant de problèmes liés à l’âge, sans toutefois établir des minimas nutritionnels spécifiques au séniors

Les changements liés à l’âge dans les fonctions cognitives, le comportement, la peau, le tube digestif, le système cardiovasculaire, les voies respiratoires, les maladies dégénératives des articulations et du squelette, les maladies urinaires et endocriniennes sont les principaux problèmes des chiens âgés. Nombre des problèmes abordés ci-dessus sont pertinents pour la nutrition de l’animal âgé en raison de leurs effets sur les besoins en énergie et en nutriments. Par exemple, les maladies dégénératives des articulations peuvent avoir des répercussions négatives sur l’activité du chien et peuvent donc contribuer à réduire les besoins énergétiques. En présence de dysfonctionnements spécifiques, des conseils vétérinaires et des modifications diététiques spécifiques sont indiqués.

 

FEDIAF_SAB_Statement_Nutrition_of_Senior_Dogs_fin

 

Les protéines

L’absorption et l’utilisation des nutriments peut également diminuer. Il est donc crucial de donner une alimentation naturelle et de qualité pour les chiens et chats séniors. Ils ont besoin de plus de protéines de qualité avec tous les acides aminés essentiels nécessaires aux fonctions rénales et cérébrales pour compenser la baisse d’absorption, l’augmentation du risque de stress ainsi que pour prévenir une perte de masse corporelle maigre et la fonte musculaire qui en découle. Et en cela le Prey Model est tout à fait adapté.
D’un autre côté, avec l’âge les animaux sont parfois moins mobiles et prennent du poids si les quantités ne sont pas adaptées à leur activité.

Le calcium

En ce qui concerne les minéraux, les besoins évoluent également, et c’est le cas pour le calcium. Si les différentes agences qui établissent les normes nutritionnelles des animaux de compagnies donnent des lignes directrices pour les différents stade de la vie des chiens et des chats (croissance, gestation, âge adulte), rien n’est indiqué pour les séniors.

En vieillissant, le cycle de « vie » de l’os est ralenti. Bien que les os du chien et du chat soient plus denses et moins poreux que ceux d’un humain, la suppression ou la diminution significative de calcium peut donc être néfaste. Si une carence se crée, le corps va alors puiser dans ses réserves c’est-à-dire dans ses propres os.
Le calcium sera également nécessaire pour maintenir le cycle de dégradation et de reconstruction de l’os, mais aussi pour maintenir les fonctions dans lesquelles il intervient : la coagulation sanguine, la contraction des muscles (dont le cœur) et la transmission des impulsions nerveuses.
L’apport en os charnus reste donc important. Le corps de l’animal absorbera le calcium dont il a besoin et laissera le reste dans les intestins.
Les os charnus permettent également de réguler la balance en phosphore, un autre minéral que l’on trouve dans tous les éléments de l’alimentation crue : les os bien sûr, mais aussi la viande, le poisson et les abats. Il est donc important de maintenir l’apport d’os charnus pour éviter un déséquilibre au profit du phosphore.

L’alimentation

Il n’y a pas d’âge pour passer un animal au cru, d’ailleurs il n’y a pas d’âge pour bénéficier d’une alimentation fraiche, saine et naturelle.

Elle ne diffère en rien d’un animal adulte. Que votre chien ou chat soit déjà au cru ou qu’il débute, les règles sont les mêmes : 45 % de viande + 45 % d’os charnus + 5% de foie + 5% d’un deuxième abat. Surveillez les selles pour adapter les proportions de viandes et d’os charnus, et variez les apports de protéines.

L’alimentation crue permettra à votre animal de rester en bonne santé et pour vos séniors retarderont ou éviteront les différentes maladies que l’on peut rencontrer avec l’âge comme
les problèmes dentaires, les maladies gastro-intestinale, hépatiques, rénales, hormonales, l’obésité, l’arthrite etc…

Et même si votre animal âgé n’a plus toutes ses dents, il y a toujours une solution. Les dents importantes sont celles du fond, les carnassières. Si votre animal ne les a plus, alors vous pourrez faire votre broyé maison.

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